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Aimer à en vivre

Tous, nous avons un profond désir d’aimer et d’être aimé. Nous avons un immense besoin d’exister dans le regard de l’autre.Ceci parce qu’il y a comme un creux dans notre être, un appel à la relation ; un appel à la parole que l’on échange, à l’amitié que l’on partage. C’est pourquoi, la peur de la solitude est tellement présente dans les sondages de société. La peur de l’isolement. La peur de ne pas compter pour les autres, d’être inutile.

Une angoisse qui va de pair avec un monde où les critères sont trop souvent ceux de la seule rentabilité. Un monde où rien ne semble échapper à l’instrumentalisation ; pas même l’individu et ce, de sa conception jusqu’à ses derniers moments. Qui plus est, les moyens de communication se multiplient, mais on communique de plus en plus par écrans interposés. Devant un tel monde on peut se sentir agressé et chercher à se préserver. Mais cela peut aller jusqu’à l’excès. Nous sommes aujourd’hui devant un comportement de société où l’on veut se protéger de tout.
On n’ose plus se risquer par peur de perdre quelque chose ou de se perdre

Qui perd gagne !

Et si la logique de la vie de la vie était celle de qui perd gagne ; celle qui accepte de perdre non pas pour se retrouver dépouillé de tout mais pour un plus grand bien ?
Homme ! Sais-tu qu’il y a en toi un immense trésor qui n’attend que d’être distribué pour se multiplier ? Pour cela, n’aie pas peur d’être toi-même jusqu’au bout ! Passe de l’homme réel à l’homme possible.

Qu’est-ce à dire ?

Notre conditions humaine peut se dépeindre selon trois états :

1. L’homme réel : l’expression signifie ce que nous sommes aujourd’hui. Parfois, il est vrai, des vies en demi-teinte par crainte d’être dérangés dans notre train-train quotidien. Parfois, celui qui a perdu la confiance en soi, qui n’arrive plus à croire qu’il a de la valeur aux yeux des autres ; qui, en conséquence, a perdu aussi la confiance en l’autre et en la vie.

2. L’homme idéal : cela évoque ce que nous rêvons d’être ; l’homme parfait selon les critères que nous nous fixons.

3. L’homme possible : il représente ce que nous ne sommes pas encore mais ce pourquoi nous sommes faits. Ce dont nous sommes capables. L’homme possible est déjà en nous, dans notre être le plus intérieur.

Mais comment passer de l’homme réel à l’homme possible ?

Vivre d’amour

La croyance dans l’amour et donc dans le désir de soi.
Vivre d’amour consiste à entendre le chemin de notre contingence humaine. C’est oser un pas sans savoir où sera le second, sûr que l’aventure humaine est passionnante et que le mystère de la vie se dévoile en rencontrant le prochain : l’autre dans sa différence sociale, culturelle, spirituelle …
Vivre d’amour, c’est accepter d’aller de l’avant, sans avoir en poche toutes les assurances, et se donner.
La logique du don de soi comme chemin de bonheur, est une expérience commune que chacun goûte au quotidien. Cependant, habituellement, nous n’allons pas jusqu’au bout de nos découvertes par peur de nous perdre en nous oubliant et en nous donnant totalement.

L’engagement

Prendre une décision, par exemple celle d’un engagement social, entraîne la réflexion et le discernement.
Toutefois, il est vain de vouloir attendre toutes les données et les garanties pour effectuer le pas. Jamais nous ne serons sûrs de tout. Jamais nous ne maîtriserons tous les éléments factuels et à venir.
Il convient de savoir aussi se risquer, partir à l’aventure, comprenant plus ou moins confusément que là, nous nous réaliserons pleinement.
L’engagement demande souvent de poser un choix. Et un choix écarte automatiquement d’autres éventualités.
En contre-point, le non-engagement, sous prétexte de rester disponible à tout, conduit à ce que rien ne prenne corps. L’indécision mène à l’impuissance. La réalité, par voie de conséquence, nous échappe. On reste extérieur à la vie qui passe. L’angoisse et le mal-être s’engouffre alors au fond de l’âme humaine. L’homme n’est pas créé pour l’indécision.
En revanche, par l’engagement, l’homme naît à lui-même et à sa propre liberté. Il y expérimente ses réelles et ineffables capacités d’amour.
Il découvre en lui un univers qu’il ne soupçonnait pas.
Le don de soi humanise et le monde et celui qui se donne.

Une goutte d’eau

Certains prétextent ne pas s’engager parce que le chantier est trop immense et minime notre emprise sur les événements.
A ceci Mère Thérésa répondait : « Tout ce que j’essaie de faire est peut-être une goutte d’eau au milieu de l’océan des besoins, mais si cette goutte d’eau n’était pas là, elle manquerait à l’océan ».
Tout a changé dans sa vie, quand un jour elle s’est arrêtée auprès d’un homme qui mourrait seul, abandonné, oublié dans l’indifférence de la rue. Elle avait su prendre du temps pour être présente à une personne.
Pour offrir quelques mots et quelques geste de tendresse.
Pour un peu plus d’amour.

Un feu intérieur

Un feu brûle dans le cœur de chacun. Et vient inévitablement un moment où il prend la résonance d’une question :
« Que vas-tu faire de ta vie ? »
Derrière ces mots transparaît en filigrane un appel intérieur à aller plus loin dans le don de soi, à découvrir sa propre vocation.
Une vocation, quelle qu’elle soit, plonge ses racines dans un profond mystère : le mystère de l’existence … entre celui de naître et de mourir.
S’y ouvrir, revient à accepter de devenir acteur de l’histoire et oser l’aventure de l’amour.
Ce faisant, être enfanté, par la rencontre de l’autre, à l’homme possible, à l’émergence du trésor déposé en soi.
Par conséquent, se suffit à lui-même ce mot de Saint-Augustin :

« Deviens ce que tu es ! »

Auteur inconnu



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